Organiser son séjour au Brésil

Covid-19 : situation actuelle au Brésil

En raison de la pandémie lié à la Covid-19, des restrictions d'entrée et de déplacement peuvent s'appliquer au Brésil. Pensez à visiter avant votre départ le site du ministère des Affaires étrangères pour obtenir les dernières informations

Argent Argent au Brésil

Monnaie. Le réal (noté R$), reais au pluriel, est la monnaie brésilienne depuis 1994. Si l'inflation est désormais maîtrisée, la monnaie fluctue assez largement.

Change. En juillet 2021, le taux de change était de 6 R$ pour un euro. La monnaie est convertible. Nul besoin cependant d'en commander en France. Il est préférable de changer de l'argent au Brésil. A l'arrivée, dans les aéroports internationaux, évitez les bureaux de changes d'avant la douane, peu intéressants. Ne changez jamais dans la rue. Les banques et certaines agences de tourisme changeront vos euros à des taux officiels annoncés. Il arrive que les petites agences de Rio changent à des taux plus avantageux que le taux officiel.

Carte bleue. Les retraits aux DAB seront possibles si votre carte bleue est internationale. Pensez à vérifier auprès de votre banque avant de partir. Les cartes bleues sont acceptées en de nombreux lieux. Renseignez-vous auprès de votre banque sur les taux de retraits et les commissions ainsi que les plafonds de retrait à l’étranger avant de partir, que l'on peut momentanément augmenter. Nous vous recommandons de voyager avec une petite somme d’argent, et de ne retirer qu’au fur et à mesure selon vos besoins.

Budget / Bons plans Budget / Bons plans au Brésil

Budget. Le Brésil n'est plus un pays bon marché. L'effondrement actuel du réal rend le coût de la vie moins cher pour les visiteurs européens, mais le budget d'un voyage au Brésil reste assez élevé. Il faut compter 50 euros pour un petit budget quotidien et par personne, 80-100 euros pour un budget moyen et 150 euros pour un budget confortable. Dans les grandes villes, l'hébergement peut être un poste de dépense important. Comme partout, les tarifs des hôtels et des différents services touristiques varient selon la saison et les événements. Pendant les vacances d’été, de décembre à février (incluant donc la période du carnaval) et les vacances scolaires de juillet, les prix sont multipliés par deux, voire plus à Rio, Salvador, Recife ou Olinda. Ils varient également en fonction des événements. La note peut être vite salée dans les restaurants « conventionnels ». On peut manger au kilo correctement et pour une somme modique. Les plats préparés (PF, prato feito) sont généralement bon marché. 

En basse saison, en ne voyageant qu’en bus (ou en réservant à l’avance les vols), en dormant dans des hôtels corrects mais simples et en privilégiant les restaurants bon marché (self au kilo), vous pouvez voyager moins cher. En haute saison, il faudra éviter les spots touristiques, sauf, bien sûr si vous en avez fait votre destination choisie. On n'ira pas à Ouro Preto à Pâques, ni à Paraty lors du festival du livre FLIP. Un vol en avion, la location occasionnelle d’une voiture et un séjour guidé (dans la jungle ou le Pantanal) peuvent alourdir sensiblement ce budget moyen, tandis que les excursions en solo (pas n'importe où !) et les journées de farniente dans un hamac sur une plage du Nordeste l’allègent. N’hésitez pas à marchander pour tous les services touristiques proposés, surtout en basse saison, quand les clients sont rares. On peut ainsi discuter le prix des excursions guidées (Pantanal, parcs nationaux, etc.). Il faut néanmoins garder en mémoire qu’un service de qualité se paye et que des prix très bas par rapport au marché se font quelquefois au détriment de la sécurité. De plus, il faut respecter le labeur d’autrui et négocier dans une mesure acceptable.

Conseil. Les compagnies aériennes Gol et Azul proposent des systèmes de pass intéressants pour les vols intérieurs qui ne peuvent être achetés qu'en France ou dans le pays d'origine du voyageur après achat de son billet aller/retour pour le Brésil.

Les Pourboires. Au restaurant, les montants à payer sont majorés de 10 %, somme destinée aux serveurs. Vous n’aurez donc pas à laisser de pourboire, à l’exception de rares restaurants où les 10 % ne sont pas inclus. Mais rien ne vous empêche d'en laisser si le service vous a plu.

Marchandage. Négocier le prix des marchandises qui a explosé ces dernières années est une des coutumes courantes, surtout dans les marchés de rue. Résistez au talent des commerçants pour vous faire culpabiliser d’avoir proposé un prix plus bas et tentez votre chance en demandant jusqu’à 20 % de rabais. Pour faire des affaires encore plus juteuses, privilégiez le paiement en espèces et les achats en grosse quantité. Chez les petits marchands qui peinent à s'en sortir et en certains lieux loin des zones touristiques, on proposera un prix qui reste décent ou on s'abstiendra de marchander. 

Taxes. Les prix affichés peuvent parfois être taxés, la pratique n’est pas uniforme, et l’affichage pas toujours explicite. Dans certains hôtels, il faudra peut-être ajouter 5 % d’ISS ou 10 % de taxe de service (ou les 2 !) au prix affiché ; se renseigner à la réception. Dans les bars et restaurants, le service (10 %) n’est pas indiqué sur la carte, mais toujours inclus dans la facture.

Passeport et visas Passeport et visas au Brésil

Les voyageurs venant d'Europe doivent être en possession d'un passeport valide au moins 6 mois à partir de la date d'entrée au Brésil. Depuis de nombreuses années, les Européens peuvent se rendre au Brésil sans visa pour séjour de tourisme ou d'affaires pour une durée qui n'excède pas 90 jours. On peut demander une prorogation pour 90  jours supplémentaires. Après, il faudra quitter le territoire. Pour un visa de travail, la procédure est complexe et il faut passer en général par l'entreprise qui vous recrute.

Carte d’immigration. Elle est à remplir dans l’avion ou au poste de douane terrestre. Cette carte comporte votre date d’entrée et votre date limite de sortie. Elle vous est remise à votre arrivée à l’aéroport. Elle sera demandée lors de votre départ. Veillez donc à ne pas la perdre. Si c’est le cas malgré tout, adressez-vous à la police fédérale de la ville où vous vous trouvez.

Transit. Le passage d’un pays à l’autre par voie terrestre, notamment entre le Brésil et la Bolivie, l’Argentine ou le Paraguay, se fait généralement sans aucune formalité (si vous êtes Européen). C’est à vous de faire les démarches nécessaires (tampons de sortie, entrée du territoire), au Brésil, auprès de la policia federal et, dans les autres pays, auprès des bureaux de l’Immigration. Si vous oubliez de régulariser votre situation, vous pourriez avoir quelques problèmes plus tard, à l’aéroport, au moment de quitter le pays. Cela dit, le personnel de la policia federal est aimable et compréhensif, et la plupart des problèmes de visa semblent pouvoir s’arranger à l’amiable.

 Conseil. Avant de partir, pensez à photocopier tous les documents que vous emportez avec vous. Vous emporterez un exemplaire de chaque document et laisserez l’autre à quelqu’un en France. En cas de perte ou de vol, les démarches de renouvellement seront ainsi beaucoup plus simples auprès des autorités consulaires. Vous pouvez également conserver des copies sur le site Internet officiel (mon.servicepublic. fr). Il vous suffit de créer un compte et de scanner toutes vos pièces d’identité et autres documents importants dans l’espace confidentiel.

Permis de conduire Permis de conduire au Brésil

Lors d'un séjour sous visa touristique, n'excédant pas 180 jours, les Français et les Européens peuvent utiliser leur permis de conduire national ou se faire établir un permis de conduire international.  Selon les informations de l'ambassade de France au Brésil « un citoyen non brésilien a le droit de conduire pendant son séjour au Brésil, pour un maximum de 180 jours, pourvu qu’il ait un permis étranger ou international (“Habilitação Internacional para Dirigir”) en cours de validité, qu’il présentera avec sa traduction assermentée en portugais et un document d’identité ». Vous aurez besoin de ce permis pour louer une voiture.

Santé Santé au Brésil

Il convient d’être vigilant sur quelques points afin de ne pas subir des désagréments de santé au cours de son voyage. Voyager au Brésil oblige à prendre quelques précautions face à certaines maladies même s’il n’y a pas de risque majeur au plan sanitaire.

Covid-19. A l'heure où nous écrivons ces lignes, la pandémie a fait plus de 500 000 victimes au Brésil et l'incurie du président Jair Bolsonaro qui a nié la dangerosité du virus et a retardé la mise en place de campagne de vaccination risque de chiffrer en de nombreux nouveaux décès. Dans tous les cas, le vaccin, le port du masque et les mesures de distanciation restent de mise jusqu'à disparition totale du virus de la Covid-19. 

Eau. Il est vivement déconseillé de consommer l’eau du robinet, et ce, sur l’ensemble du territoire brésilien. N’utilisez que des bouteilles d’eau minérale – plus chère que la bière ! – après avoir vérifié qu’elles sont bien scellées ou de l’eau filtrée.

Hygiène alimentaire. Les maux les plus courants restent les troubles intestinaux. Le fait de changer de régime alimentaire est déjà source de perturbations, mais lorsque s’ajoute à cela une nourriture épicée parfois préparée dans des conditions d’hygiène peu en rapport avec celles auxquelles nous sommes habitués, cela se traduit la plupart du temps par de fortes diarrhées, également connues sous le nom de tourista. Prenez un antidiarrhéique, un désinfectant intestinal et hydratez-vous bien (pas de jus de fruits). Si la diarrhée persiste ou s’accompagne de pertes de sang ou de glaires, consultez un médecin. Pour éviter ces désagréments, achetez des bouteilles d’eau scellées, faites bouillir l’eau (le café et le thé sont des boissons « sûres »), évitez les crudités ou les fruits non pelés, bannissez les glaçons, ne vous brossez pas les dents avec l’eau du robinet et ayez toujours sur vous des comprimés désinfectants.

Piqûres et morsures. Le paludisme, ou malaria, étant présent dans le nord du Brésil, il est important de se protéger convenablement contre les piqûres de moustiques. La prévention nécessite un traitement antérieur au départ, surtout si vous comptez vous rendre au cœur de la forêt amazonienne. Sur place, utilisez de puissants répulsifs et portez des vêtements adaptés (pantalon, sweat à manches longues, chaussettes). La nuit, la moustiquaire est de mise, complétée pour plus de sécurité par l’utilisation de sprays antimoustiques. Ces précautions permettent également de se prémunir contre la dengue, la fièvre jaune ou la leishmaniose, maladies également véhiculées par des espèces de moustiques présentes au Brésil. Pour ce qui est des morsures, de chiens notamment, la rage étant toujours active au Brésil, désinfectez immédiatement la plaie et consultez rapidement un médecin. Et n’oubliez pas que les plaies dans les climats chauds et humides mettent longtemps à cicatriser et peuvent même s’infecter. Le Brésil compte en effet beaucoup d’infections parasitaires ou cutanées. Il convient donc de les traiter le plus rapidement possible avec un antiseptique et de les laisser le plus souvent possible à l’air libre plutôt que de les couvrir d’un pansement.

 Soleil. Attention aux brûlures dues au soleil ! Malgré un climat humide, le soleil brésilien présente autant de danger que partout ailleurs. Il faut donc se montrer extrêmement prudent et éviter les expositions longues et répétitives. Dans tous les cas et quelle que soit la durée de l’exposition, il est impératif d’utiliser un écran solaire avec un indice élevé et de ne pas hésiter à se couvrir avec des vêtements en toile légère et des chapeaux à larges bords. Les enfants à peau claire sont particulièrement vulnérables. L’excès de rayonnement solaire est dangereux pour la peau. A court terme les coups de soleil et autres allergies solaires n’ont aucune conséquence sur la santé si ce n’est quelques douleurs intempestives. Au contraire, les rayonnements UV provoquent à long terme un vieillissement accéléré de la peau, voire des cancers. A signaler que les nuages qui règnent parfois dans le ciel brésilien ne filtrent pas les UV : lorsque l’on ressent la chaleur du coup de soleil sur la peau, il est déjà trop tard !

Fièvre jaune. Selon l'Institut Pasteur, il est recommandé aux voyageurs de plus de 9 mois allant dans les régions Nord et Centre-Ouest, ainsi qu’une partie de la région Nordeste (Maranhão, sud-ouest du Piauí, ouest et extrême-sud de Bahia), de la région Sud-Est (Minas Gerais, ouest de São Paulo et nord d’Espírito Santo) et de la région Sud (ouest de Paraná, Santa Catarina et du Rio Grande do Sul) de se faire vacciner contre la fièvre jaune. Les voyageurs en provenance du Congo et de l’Angola devront montrer leur certificat de vaccination en entrant au Brésil. Si vous allez en Bolivie, vous devrez également montrer un certificat de vaccination en revenant au Brésil.  

 La bilharziose est la maladie tropicale entraînant le plus haut taux de mortalité après le paludisme (200 millions de personnes atteintes dans le monde). Après une période d’incubation allant de trois semaines à six mois, la maladie se manifeste par de fortes fièvres, du sang dans les urines ou des réactions allergiques cutanées. La meilleure prévention est de limiter tout contact avec les eaux stagnantes non salées. La bilharziose se soigne très bien une fois détectée.

Paludisme. Le paludisme est également appelé malaria. Si vous passez par un pays qui est une zone de transmission de paludisme (dans toutes les zones humides ou équatoriales, dans toute la région amazonienne au Brésil, régions Nord et Centre-Ouest, ainsi qu’une partie de la région Nordest), consultez votre médecin pour connaître le traitement préventif adapté : il diffère selon la région, la période du voyage et la personne concernée. Eviter le traitement est possible si votre séjour est inférieur à sept jours (et sous réserve de pouvoir consulter un médecin en cas de fièvre dans le mois qui suit le retour.) En plus des cachets, réduisez les risques de contraction du palu en évitant les piqûres de moustiques (répulsif et vêtements couvrants). Entre le coucher et le lever du soleil, près des points d’eau stagnante et des espaces ombragés, les risques de se faire piquer sont les plus élevés. Des Informations plus précises sont accessibles sur le site : www.saude.gov.br/malaria. Voir avec un médecin en France avant de partir pour la prophylaxie (maladies tropicales). Dans tous les cas au Brésil, protégez-vous de la piqûre des moustiques.

Vaccins obligatoires Vaccins obligatoires au Brésil

Il n'y a pas de vaccins obligatoires pour les Français qui se rendent au Brésil. Néanmoins, des vaccins et des traitements préventifs sont conseillés. Il est important d'en parler à son praticien plusieurs mois avant son départ pour planifier d'éventuels vaccins et des traitements prophylactiques.  Selon le site de l'Institut Pasteur (www.pasteur.fr), la vaccination contre l'hépatite A est conseillée, quelles que soient les conditions et la durée du voyage au Brésil et pour l'hépatite B, la vaccination est conseillée en cas de séjours longs. Pour la fièvre jaune, la vaccination est recommandée si vous vous rendez dans les zones à risque du Brésil. Contre la typhoïde., en cas de séjour prolongé ou dans des conditions d’hygiène précaires (enfants : à partir de l’âge de 2 ans) : une injection 15 jours avant le départ.

Sécurité Sécurité au Brésil

Le Brésil a la réputation d’être un pays dangereux pour les touristes. C’est certainement exagéré, mais il est incontestable que la violence est omniprésente dans les métropoles et les villes moyennes, paradoxe d’une des nations les plus accueillantes au monde. Cette violence ne s’exerce pas, d’ailleurs, spécifiquement contre les touristes. Ce sont surtout les Brésiliens qui en sont les premières victimes. La faute en revient directement à une organisation sociale inique, où la richesse est concentrée entre les mains de quelques-uns. La huitième puissance économique du monde n’est pas à même de nourrir correctement un dixième de sa population et en laisse un tiers dans une grande misère. Les risques encourus par les touristes se « limitent » principalement au vol. Quelques précautions et un peu de bon sens suffisent le plus souvent à éviter les ennuis.En règle générale, les grands centres urbains, qui concentrent toute la misère du monde en même temps que des hordes de touristes, présentent les plus grands risques. Les petites villes et villages, loin du bruit et de la fureur, sont moins considérés comme « zones à risque », mais il convient également de rester vigilant.

Pour connaître les dernières informations sur la sécurité sur place, consultez la rubrique « Conseils aux voyageurs » du site du ministère des Affaires étrangères : www.diplomatie. gouv.fr/voyageurs. Sachez cependant que le site dresse une liste exhaustive des dangers potentiels et que cela donne parfois une image un peu alarmiste de la situation réelle du pays.

Décalage horaire Décalage horaire au Brésil

On peut compter de 3 à 5 heures de décalage entre la France, la Suisse ou la Belgique et le Brésil, selon les horaires d’été ou d’hiver et les fuseaux horaires. Arrivé à Rio, il vous faut retarder votre montre (quand il est 15h ou 17h à Paris, Genève ou Bruxelles, il est midi à Rio).Le Brésil s’étend sur trois fuseaux horaires : le Sud, le Sudeste, le Nordeste et la partie orientale du nord et du centre-ouest se situent à GMT-3h, tandis que le reste du pays se situe à GMT-4h, à l’exception de l’Acre et de l’extrême ouest de l’Amazonas, qui se situent à GMT-5h.

De manière pratique : quand il est 15h ou 17h à Paris, à Genève ou à Bruxelles il est midi à Rio ; il est 10h à Montréal et 3h en Polynésie française. Presque tout le pays vit à l’heure de Brasilia et de Rio de Janiero, sauf Boa Vista, Cuiabà, Manaus et Porto Velho ; à l’ouest, il est plus tôt d’une heure. Quand il est midi à Rio, il est 11h à Manaus.

Langues parlées Langues parlées au Brésil

Quoique familiers du tourisme, les Brésiliens parlent peu de langues étrangères. Le portugais brésilien est parlé dans tout le pays. A part dans les grandes villes et auprès de professionnels du tourisme, vous rencontrerez peu d’interlocuteurs anglophones ou francophones. Cependant, le portugais brésilien est relativement aisé à manier. Sa grammaire est plus simple que celle du portugais académique et l’accent brésilien sonnera de manière bien plus familière à vos oreilles que celui des Lusitaniens. De plus, les Brésiliens se montrent très patients et indulgents envers les voyageurs qui tentent de s’exprimer dans leur langue. Celui qui fera l’effort de s’adresser à eux en portugais trouvera généralement face à lui un interlocuteur à l’écoute et qui aura recours à des trésors d’ingéniosité pour le renseigner. Le portugais est une langue latine et nombre des mots de son vocabulaire ont les mêmes racines que ceux de notre langue.Si vous possédez de bonnes notions d’espagnol, vous vous ferez rapidement comprendre. Si vous n’avez aucune notion d’espagnol, un petit dictionnaire franco-portugais ou franco-brésilien vous permettra de vous lancer. Et puis cela fait partie du plaisir du voyage que de pouvoir communiquer avec les locaux rencontrés et de s’imprégner de leur univers. Apprendre le portugais du Brésil n’est pas très difficile et nous encourageons vivement tout amoureux du Brésil à le faire. Il existe plusieurs excellentes méthodes de portugais du Brésil. Veillez à ce qu’il s’agisse bien du portugais du Brésil, le portugais parlé au Portugal présentant certaines différences. Sur place, dans les grandes villes, vous trouverez éventuellement facilement des professeurs de portugais en regardant les petites annonces.

Communiquer Communiquer au Brésil

Dans le cadre d’un séjour prolongé, il est conseillé d’acheter une carte SIM rechargeable auprès d’une agence de téléphonie mobile locale, qui soit compatible avec votre smartphone (attention aux formats, mini, micro ou nano). Normalement, l’opération est rapide et il suffit de présenter votre passeport, mais il semblerait qu'il faille désormais disposer d'un CPF (information à vérifier. En cas de séjour long, vous pouvez faire établir un CPF). La plupart du temps, l’agent vous installe directement la nouvelle carte dans votre téléphone. Disposer d’Internet sur son appareil facilite en effet les déplacements (on pense entre autres aux applications de type Uber) et les recherches d’informations. Il est courant également de devoir passer ou recevoir des appels pour organiser ses visites, il est donc fort utile de posséder un numéro brésilien.

Utiliser son téléphone mobile. Si vous souhaitez garder votre forfait français, il faudra avant de partir activer l’option internationale (généralement gratuite) en appelant le service clients de votre opérateur. On peut acheter un système de pass forfaitaire auprès de son fournisseur  qui permet de disposer du réseau 4G et d'un volume prépayé de données et d'appels et SMS.

Qui paie quoi ? La règle est la même chez tous les opérateurs. Lorsque vous utilisez votre téléphone français à l’étranger, vous payez la communication, que vous émettiez l’appel ou que vous le receviez. Dans le cas d’un appel reçu, votre correspondant paie lui aussi, mais seulement le prix d’une communication locale. Tous les appels passés depuis ou vers l’étranger sont hors forfait, y compris ceux vers la boîte vocale.

Cabines et cartes prépayées. Il semble que les cabines de téléphone sont de moins en moins nombreuses. Elles disparaissent de nombreux lieux, car la généralisation de l'accès au téléphone portable les rend en moins usitées. Pour obtenir une communication internationale. Depuis le Brésil, vous pouvez utiliser une cabine téléphonique (orelhao/oes, littéralement « grandes oreilles »), qui fonctionne avec des cartes de l’opérateur local (Telemar à Rio et Telefonica à São Paulo par exemple) que vous pouvez acheter dans les kiosques à journaux et les bureaux de poste (meilleur marché). Pensez à acheter plusieurs cartes, car les crédits défileront vite !

Le plus pratique est d’acheter une carte. Embratel, en vente dans la plupart des kiosques. Celle-ci vous coûtera 10 R$ minimum et vous permet d’effectuer la communication sans avoir à changer de cartes toutes les trente secondes ! A partir de 19h et le week-end, les communications sont moins chères. Attention, dans plusieurs kiosques à journaux ou magasins de souvenir, on essaiera de vous vendre la carte Embratel plus chère (surtout à Bahia). A vous de manifester comme vous le pouvez votre indignation, de protester et de demander à payer le prix normal !

Pour appeler en P.C.V. au Brésil. Depuis une cabine publique (orelhao), il vous faut composer le 9, suivi du numéro de l’opérateur retenu (Embratel ou Intelig), de l’indicatif régional sans le zéro et enfin du numéro de votre correspondant. Pour effectuer une communication internationale, il vous faut composer le 00 01 07.

Electricité et mesures Electricité et mesures au Brésil

110 ou 220 V, le voltage au Brésil peut varier. Si vous n’avez pas un appareil bivolt, vérifiez avant de le brancher.

Les prises à deux trous sont aux normes françaises. Vous trouverez des prises plus récentes à trois trous également (pas comme les françaises). Vous pouvez acheter un adaptateur universel en France avant de partir.

Les mesures de distance et de température sont les mêmes qu'en France. Les Brésiliens utilisent le système métrique et les degrés Celsius ou centigrades.  

Bagages Bagages au Brésil

Voyagez léger, surtout si vous comptez voir du pays. Un sac à dos ergonomique est certainement le bagage le plus pratique. Le Brésil offre de nombreuses possibilités de randonnées et de vagabondages pédestres, qu’une valise incommode risquerait de transformer en cauchemar. Les bagages sont pris en charge gratuitement dans la soute à bagages des cars, où le ticket qui a été remis au propriétaire du bagage sera demandé lors du retrait. Pour les balades dans la journée et les petites excursions, un petit sac sera de mise.

Adaptez votre sac à votre séjour. Selon votre itinéraire (farniente à la plage ou trekking intensif dans les montagnes) et la saison de votre départ (il peut neiger l’hiver dans le sud), le contenu de votre sac peut grandement varier. Cela dit, il fait le plus souvent beau et chaud. Vous passerez donc sûrement une grande partie de votre séjour en T-shirt et en tongs. Emportez des T-shirts ou chemisettes en coton ; un K-way ou poncho de pluie ; une casquette ; une paire de sandales ou des tongs (à acheter sur place !) ; deux pantalons légers  ou shorts ; un maillot de bain ; une paire de baskets  ;  une lampe-torche ; un couteau suisse ; une trousse avec les produits de toilette et le kit médical ; des lunettes de soleil ; un bon gros roman pour les trajets interminables en bateau ou en bus que l’on échangera dans une Alliance française une fois terminé ; un dictionnaire de poche ou lexique franco-brésilien ; un cadenas pour fermer le sac, un antivol de vélo pour voyager en bateau en Amazonie. Un polaroïd pour offrir des photos aux enfants (contact aimable assuré !) ; une photocopie de votre passeport ; les numéros d’urgence en cas de perte/vol de vos affaires ; des boules Quies, et même un casque antibruit pour le carnaval de Salvador ; une petite paire de jumelles pour mieux voir les animaux du  Pantanal ; une monnaie d’échange culturelle : livres, BD, photos. Et un appareil photo, bien sûr. Pensez à avoir une belle chemise ou un chemisier et pantalon pour certains lieux ou événements. 

Prenez des vêtements couvrants et/ou chauds une petite laine pour les nuits fraîches (ça peut arriver presque partout, surtout en automne et hiver) et pour les nuits glaciales passées dans les bus climatisés, une chemise à manches longues et pantalons pour les régions à moustiques (c’est-à-dire en Amazonie, loin de Manaus et du Rio Negro, et dans le Pantanal, en saison de pluies) ; des vêtements d’hiver pour la région sud en hiver ou même à Ouro Preto.